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Abaca : : Fibre tirée des feuilles d'une espèce d'arbre proche du bananier sauvage, qui pousse aux Philippines. Longue, lustrée et ne gonflant pas lorsqu'on la mouille, cette fibre est aussi appelée « chanvre de Manille ».

Acétate : Fibre synthétique utilisée pour fabriquer un tissu d'une apparence semblable à la soie, mais qui résiste à l'étirement et au rétrécissement, tout en étant relativement absorbant.

Acrylique : Fibre synthétique utilisée pour fabriquer des tissus chauds et légers, semblables à la laine. On s'en sert souvent à la place de la laine en raison de sa solidité et de son prix abordable.

Alpaga : Mammifère de la famille des camélidés à la toison longue et soyeuse. Les fibres de ses poils servent à fabriquer une laine délicate.

Appliqué : Technique basée sur l'utilisation de pièces de tissu coupées et cousues les unes sur les autres (par appliqués).

Appliqué inversé : Technique consistant à couper au travers de couches de tissu pour dévoiler le tissu du fond et ainsi former un motif.

Armure double : Armure produisant deux textiles en même temps, l'un par-dessus l'autre. Dans l'armure double tramée, les deux textiles sont intervertis pour créer un motif.

Armure sergé : Armure dans laquelle les fils de trame passent par-dessus deux fils de chaîne ou plus à la fois et progressent vers la gauche ou vers la droite, rangée par rangée. Il en résulte des côtes obliques. Le denim est un tissu d'armure sergé bien connu.

Armure toile : Également appelée « armure tabby », cette armure unie est la plus simple et la plus courante. Elle fait se succéder les fils de dessus et les fils de dessous.

Armure velours : Armure dans laquelle une chaîne spéciale, élevée en boucles par des barrettes, produit du velours. Les boucles sont coupées ou laissées intactes après le tissage.

Asymétrie ou rupture de symétrie : Absence de symétrie dans un motif ou incapacité de répondre aux attentes sur le plan symétrique. De légères asymétries ou ruptures de symétrie sont fréquentes dans les textiles, contribuant à la vivacité des motifs.

Batik : Née en Indonésie, cette méthode de teinture consiste à verser de la cire liquide chaude sur du tissu. La teinture ne peut pénétrer la surface cirée. Le motif apparaît au moment d'enlever la cire, contrastant avec le fond nouvellement coloré.

Battant : Instrument servant à tasser les fils de trame pendant le tissage. Dans certains métiers, il prend la forme d'un bâton plat, mais, en général, il fait partie du métier à lames, dont il supporte le peigne.

Bloc, planche ou étampe : Pièce de bois, de métal ou d'une autre matière relativement dure dans laquelle on a sculpté un motif. Couvert d'encre, de teinture ou de peinture, le bloc produit une impression lorsqu'on le presse sur une surface.

Boteh : Figure de la forme d'une poire ou d'une larme qui caractérise le dessin cachemire (paisley) ornant certains tapis orientaux et de nombreux autres textiles. Selon certains experts, le boteh s'inspire de la poire ou de la pomme de pin, alors que d'autres l'associent à l'oiseau de feu zoroastrien et à sa longue queue courbée, semblable à celle d'un paon.

Bouclage : Technique ancienne (similaire au tricot ou à la fabrication de filets) consistant à entrelacer un seul fil en boucles avec une série de boucles antérieure pour fabriquer du tissu.

Broderie : Procédé par lequel on coud des points ornementaux sur du tissu. Le mot « point » vient du latin punctum, de pungere, qui signifie « piquer ». La perforation d'un tissu à l'aide d'un instrument pointu est le point de départ de toute broderie.

Broderie perlée : Technique consistant à enfiler des perles sur un fil, une à une ou en groupes, puis à les coudre sur un tissu de base.

Broderie sur fils couchés : Technique de broderie où les fils sont couchés sur le tracé du motif par de petits points. On l'utilise souvent avec des fils métalliques, qui, autrement, risqueraient de percer le tissu et de se fausser.

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Camélidés : Famille de mammifères à laquelle appartiennent entre autres les lamas, les chameaux et les dromadaires.

Cardée, laine ou toison : Toison peignée contre des cardes, sortes de brosses à pointes de fer, de façon à en paralléliser les fibres avant le filage. Filée, la toison donne des fils doux et duvetés, qu'on dit « cardés ».

Chaîne : Série de fils montés sur un métier afin de les garder tendus pour les entrecroiser avec les fils de trame et ainsi créer une structure tissée.

Chaîne complémentaire : La chaîne complémentaire se compose de deux chaînes de couleurs différentes montées dans deux séries complémentaires, qui font partie intégrante de la structure du tissu. Contrairement à la trame supplémentaire, le motif n'est créé sur aucun tissu de fond. Comme chaque chaîne a son correspondant sur la face opposée du tissu, le motif apparaît à l'entrecroisement des deux séries de chaîne avec la trame. Il en résulte un motif réversible, dont les couleurs apparaissent inversées sur chaque côté du tissu.

Chanvre : Fibre tirée du cannabis cultivé pour produire de la nourriture, de l'essence et des fibres. La fibre de chanvre est solide et durable.

Chintz : Coton à armure unie, habituellement couvert d'un fini glacé, sur lequel on a imprimé des motifs floraux.

Coton : Le cotonnier est une plante du genre Gossypium appartenant à la famille des Malvacées. On le cultivait déjà dans les Amériques il y a au moins 4 500 ans. En mûrissant, la gousse de la plante se fend, laissant entrevoir une capsule de fibres blanches ou colorées. Ces fibres brutes s'entortillent et s'accrochent naturellement les unes aux autres, facilitant leur filage.

Courtepointe : D'origine latine (culcita), le mot « couette » signifie « matelas », « lit de plume » ou « oreiller ». En Amérique du Nord, la couette piquée qu'on appelle « courtepointe » désigne un couvre-lit fait de pièces de tissu cousues ensemble.

Couture : Action d'attacher à l'aide de points à la main ou à la machine.

Crochetage : Technique consistant à tirer des boucles de fil ou des bandes de tissu coupées à travers les espaces d'un tissu de fond, habituellement de la toile de jute, pour créer un textile d'une texture épaisse.

Dentelle : Tissu ajouré dont le motif est créé par un entrelacement de fils brodés à la main ou à l'aide d'une machine dotée de bobines, d'aiguilles ou de crochets.

Dentelle à l'aiguille : Type de dentelle fabriquée à l'aide d'une aiguille et d'un fil en exécutant des points de feston et divers autres points sur un tissu de fond. Lorsqu'elle est terminée, la dentelle est détachée du tissu de fond.

Dentelle aux fuseaux : Type de dentelle réalisée sur un coussin. Après en avoir épinglé l'une des extrémités à son coussin, la dentellière manipule ses fuseaux (attachés aux fils) en les croisant ou en les tournant pour créer des motifs.

Dessin : Image ou forme ornementale, d'ordinaire récurrente. Il peut être répété pour former des variantes.

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Fabrication de filet : Procédé similaire au tricot dans la mesure où un fil à la fois est utilisé pour exécuter une boucle à l'intérieur d'autres fils et ainsi fabriquer un filet ajouré, à l'image de la toile d'araignée.

Feutrage : Procédé par lequel on fabrique un tissu en foulant des poils ou des fils par la chaleur, l'humidité et l'agitation.

Feutre : Tissu fabriqué en foulant des poils ou des fils par la chaleur, l'humidité et l'agitation, plutôt qu'en les entrecroisant.

Fibre : Brin mince et souple qu'on peut combiner avec d'autres fibres pour fabriquer un textile.

Fibre d'ananas : Fibre tirée des feuilles de l'ananas. Les textiles fabriqués avec cette fibre sont une spécialité des Philippines.

Fibres cellulosiques : La cellulose, qui compte parmi les principaux éléments des végétaux, convient à la fabrication de textiles sous de nombreuses formes. Les fibres cellulosiques proviennent de graines, de tiges, de feuilles et d'écorce.

Fibres libériennes : Fibres ligneuses solides que produisent les tiges de certaines plantes.

Fibres synthétiques : Catégorie de fibres fabriquées ou chimiquement synthétisées.

Fil : Réunion de fibres torsadées ou filées. Son nom varie selon la taille : « corde » si elle est épaisse, « ficelle » si elle l'est moins ou « fil » si elle est très mince et souple. Le fil est souvent utilisé pour le tricot, le tissage ou les ouvrages de couture délicats.

Fil retors : Fil composé de plusieurs brins filés, torsadés ensemble dans le sens opposé à celui dans lequel ils ont été filés.

Filage : Procédé de fabrication de la plupart des fils, qui consiste à entortiller des touffes de fibres courtes tout en les étirant.

Fils teints par réserve : Procédé consistant à attacher des fils de chaîne ou de trame (parfois les deux) pour qu'ils restent intacts au moment de l'immersion dans la teinture. Il en résulte des motifs qui n'apparaissent qu'au moment du tissage. L'ikat (Indonésie), le kasuri (Japon) et l'abr (Asie centrale) sont d'autres termes locaux qui désignent la même technique.

Foule : Espace créé pour la « navette » lorsqu'une série de fils de chaîne est levée sur le métier.

Fuseau : Bâton mince et pointu qui sert à la torsion des fibres. Il suffit de le faire tourner pour y enrouler celles-ci et former le fil.

Garance : Plante eurasienne dont les racines contiennent le colorant « alizarine », de couleur rouge. La garance, ou alizari en arabe, est la teinture de base du rouge Andrinople, qu'on appréciait beaucoup pour sa vivacité et sa durabilité avant l'invention, au XIXe siècle, des teintures synthétiques.

Grille : Cadre contre lequel on étire un tissu fin et perméable. Si l'on bloque partiellement la grille avec un obstacle matériel ou par émulsion, l'encre pénètre de force sur la surface et produit ainsi un motif.

Impression : Technique visant à imprimer une surface à l'aide d'un objet couvert d'encre, de teinture ou de peinture.

Indigo : Teinture bleue tirée des feuilles de plusieurs espèces de plantes indigo poussant dans les régions subtropicales de la planète. Ces feuilles contiennent de l'indican, qui, insoluble, doit être fermenté pour qu'on puisse l'utiliser. Comptant parmi les teintures les plus anciennes, l'indigo peut colorer de bleus profonds toutes sortes de tissus, y compris les fibres cellulosiques. Le pastel des teinturiers, plante indigène des zones tempérées, contient également de l'indican, mais en plus petites quantités.

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Jute : Fibre longue et brillante qu'on peut filer en fils bruts et solides. Du même nom que sa fibre, le jute pousse dans des climats chauds et humides.

Kapok : Arbre tropical appartenant à la famille des Malvacées. Comme elle ne peut être filée, la fibre duveteuse contenue dans ses gousses sert à rembourrer et à isoler.

Lame : Cadre d'un métier qui maintient les lisses de métal ou de ficelle contenant les mailles. Lorsqu'une lame est levée, elle entraîne dans son mouvement certains fils de chaîne. Un métier à deux lames ne peut produire qu'une armure toile. L'augmentation des lames accroît la complexité du tissage.

Lin : Tissu fabriqué avec les fibres du lin.

Lisse : Également appelée « aiguille », la lisse est en fait une ficelle ou une pièce de métal avec un trou ou un espace à travers lequel on passe le fil de chaîne. À chaque lisse d'un métier correspond un fil de chaîne.

Matelassage : Technique consistant à coudre à travers plusieurs couches de tissu en exécutant des lignes ou des motifs pour les fixer ensemble, souvent en les rembourrant.

Métier : Instrument servant à tisser et fonctionnant de façon à conserver la tension d'une série de fils (la chaîne) pour qu'une autre série de fils (la trame) puisse s'y intégrer fil par fil.

Métier à bras : Métier qu'on tend pour étirer les extrémités de la chaîne; le tisserand met à contribution son poids corporel pour exercer la tension nécessaire.

Métier à lames : Métier contenant au moins deux lames pour permettre la formation d'une foule dans le sens de la largeur de la chaîne, au moyen d'une marche (pédale).

Métier à la tire : Métier capable de tisser des motifs complexes grâce à ses séries de lames supplémentaires. Autrefois, deux personnes intervenaient au métier à la tire : l'une s'asseyait au-dessus pour manipuler les fils de chaîne et ainsi créer plus de combinaisons de motifs.

Métier à tapisserie : Tous les métiers peuvent servir à la tapisserie, mais le plus simple d'entre eux consiste en un bâti pour maintenir la tension des fils de chaîne, sans lisses, lames ou battant. Dans le cas d'un tel métier, le tisserand doit battre lui-même les fils de trame à l'aide d'un peigne.

Métier Jacquard : Métier permettant de contrôler chaque fil de chaîne afin de lever ou de baisser à son gré chaque extrémité de chaîne pour former un motif très élaboré.

Mordant : Substance (habituellement un sel métallique) qui crée un pont chimique entre la fibre et la teinture. Le mot « mordant » tire son origine du verbe « mordre », en raison de sa capacité à fixer la teinture sur des fibres de façon permanente.

Motif : Dans le domaine textile, un motif est une série d'images ou de dessins répétitifs sur un tissu. Il peut faire partie intégrante de la structure du tissu ou être ajouté par un traitement en surface comme la peinture ou l'impression.

Mousseline : Tissu de coton à armure unie peu coûteux.

Mûrier à papier : Arbre qui pousse dans les îles du Pacifique et d'autres régions tropicales. Son écorce interne sert à fabriquer du tissu d'écorce, ou tapa.

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Nattage : Déplacement de deux éléments ou plus, longs, minces et souples, les uns par-dessous ou par-dessus les autres, ou autour, pour former un nouvel objet. Le nattage est un générique s'appliquant à tout objet créé de cette manière : panier, tresse ou couverture tricotée ou tissée.

Navette : Instrument qui sert à maintenir les fils de trame pendant le tissage.

Nouage : Technique consistant à fabriquer des textiles en faisant des nœuds, au lieu de tisser ou de tricoter. Le macramé est une forme de nouage populaire.

Nylon : Première fibre complètement synthétique à avoir été développée. Le tissu ou le fil de nylon est fabriqué à partir d'une famille de polymères d'une très grande résistance. On utilise cette fibre solide, facile à entretenir et souple dans le domaine de la vannerie ainsi que pour fabriquer des vêtements sport et des toiles.

Osier : Rameaux fins et flexibles de l'osier (espèce de saule) ou du rotang (qui produit le rotin) qu'on tresse ensemble pour fabriquer des meubles, des paniers et d'autres objets tridimensionnels.

Panier : Contenant que l'on tisse à la main avec des matériaux flexibles, souvent de l'osier, du rotin ou des roseaux.

Patchwork : Terme décrivant un textile composé de morceaux de tissu cousus ensemble.

Peigne : Cadre d'un métier qui comporte de fins espaces à travers lesquels sont tirés les fils de chaîne. Le peigne sépare les fils et les maintient en ordre.

Peignée, laine ou toison : Toison peignée de façon à en paralléliser les fibres avant le filage. Ainsi filée, la toison donne des fils solides et fins, qu'on dit « peignés ».

Pochoir : Méthode de production d'une image basée sur l'application de peinture ou d'encre sur un tissu à travers un pochoir en plastique, en métal ou en carton. On découpe un motif, un dessin ou un lettrage dans le pochoir.

Point : Pour créer un point, on exécute une boucle ou un nœud avec du fil pendant la couture.

Point avant : Succession de points en ligne droite visant à mettre en valeur ou à encadrer des points plus complexes.

Point de croix : Également appelé « point de peluche », le point de croix est très courant. Il sert à remplir des sections de la surface. Il oblige habituellement à compter les fils dans le tissu de base pour s'assurer que chaque point a la même taille.

Point d'épine : Point de bouclette exécuté en alternance de gauche à droite. On l'appelle aussi « point de corail ».

Point de feston : Également appelé « point de languette », ce point est utilisé pour mettre en valeur des motifs. Polyvalent, il évoque une échelle lorsqu'on l'utilise en double. Exécuté autour d'un point, il décrit un cercle.

Point plumetis : Point de remplissage utilisé pour colorer une large surface.

Points noués : La structure à points noués est principalement utilisée pour fabriquer des tapis. Elle consiste à faire alterner une rangée de nœuds attachés un à un autour de deux extrémités de la chaîne et une rangée ou deux de trames d'une armure unie pour stabiliser le tapis. Le nœud d'un tapis peut être symétrique (tapis turc ou de Ghiordes) ou asymétrique (tapis persan).

Polyester : Inventé dans les années 1950, le polyester est une fibre synthétique appréciée pour sa solidité (bien qu'inférieure à celle du nylon), son élasticité remarquable et sa résistance élevée aux déchirures.

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Ramie : Fibre tirée d'une espèce d'ortie originaire de l'Asie tropicale. Particulièrement grande, la ramie est cultivée pour la fibre que renferment ses tiges ligneuses, qui ressemble à celle du lin.

Raphia : Arbre appartenant à la famille des palmiers (Arecaceae), principalement composée d'arbres, d'arbustes et de plants de vigne tropicaux. Le palmier africain (Raphia ruffia) possède de larges feuilles qui produisent une fibre utile pour fabriquer des tapis et des paniers, entre autres produits.

Ratière : Métier habituellement doté d'au moins huit lames et de chevilles, à la place de pédales, pour contrôler la levée ou la baisse des lames. Les chevilles permettent de combiner beaucoup plus de lames et, donc, de tisser des figures plus élaborées.

Rayonne : Fibre synthétique composée de cellulose régénérée à partir de la pâte de bois, de duvets de coton ou d'autres matières végétales.

Réserve au pochoir : Procédé par lequel on applique de la pâte d'amidon à travers un pochoir pour créer sur le tissu des motifs qui resteront intacts lors de l'immersion dans un bain de teinture.

Réserve de pâte : Pâte d'amidon appliquée sur la surface d'un tissu pour la « réserver » au moment de la teinture. La pâte est enlevée une fois l'étape de la teinture terminée.

Roseau : Herbe haute aux tiges creuses dont on se sert pour fabriquer des paniers, des tapis et des meubles.

Rouleau : Partie d'une machine à imprimer le textile. Enduit d'encre et pressé sur du tissu, le rouleau sur lequel on a gravé un dessin permet d'imprimer un motif répétitif.

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Shisha : Série de points permettant de fixer des miroirs sur du tissu. La broderie shisha, ou la broderie de miroirs, est un art indien. Petits et habituellement de forme ronde (mais aussi carrée ou triangulaire), les miroirs sont cousus à l'aide de points verticaux et horizontaux. La grille ainsi formée est ensuite étirée par des points de chaînette, de feston ou crétois pour encadrer délicatement les miroirs.

Soie : Fibre produite par le ver à soie pour filer son cocon avant de former sa chrysalide. On peut filer la soie en fils minces pour fabriquer du tissu.

Symétrie : Principe d'organisation fondamental qui se traduit par des proportions équilibrées. Si elle existe à l'état naturel, la symétrie est aussi un acquis culturel. L'analyse de la symétrie permet de saisir le motif comme un élément de répétition de base.

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Tapis : Le tapis est un revêtement de sol. En Asie centrale, ce terme désigne également certains accessoires de tentes, sacs de transport et pièces d'harnachement.

Tapis crocheté : Tapis créé en tirant un fil ou des bandes de tissu à travers un fond de filet, habituellement en toile de jute.

Tapis de prière : Tapis finissant par un dessin d'arche ou de niche, dont les Musulmans se servent pour prier.

Tapisserie : Structure dans laquelle les fils de chaîne sont couverts des fils de trame, et dont le motif est créé par les variations de couleurs dans les fils de trame.

Tapisserie croisée : Variante du tissage tapisserie dans laquelle la trame produit un motif croisé.

Tapisserie relais : Variante du tissage tapisserie dans laquelle les fils de trame ne s'entrecroisent pas à l'intersection de zones de couleur adjacentes. Le relais apparaît donc aux changements de couleur horizontaux dans le tissage. La version impériale chinoise, exécutée avec un fil de soie très délicat, est appelée kosseu.

Teinture naturelle : Teinture dont le colorant est d'origine végétale, animale ou minérale. Parmi les plus anciennes figurent les feuilles d'indigo, pour les tons de bleu, et les racines de garance ou les cochenilles, pour les tons de rouge. Sauf dans de très rares cas, les teintures naturelles agissent très bien sur les fibres protéiniques, comme la laine et la soie, mais moins sur les fibres cellulosiques, comme le coton et le lin.

Teinture par nœuds : Procédé consistant à nouer des zones de tissu pour créer des motifs lors de l'immersion dans la teinture. Les zones nouées demeurent intactes.

Teinture par réserve : Les motifs « par réserve » sont obtenus lorsqu'on soustrait certaines zones de la surface d'un tissu à l'action d'un colorant par l'application de pâte (adire) ou de cire (batik), ou encore par des nœuds serrés ou des points de couture qui froncent le tissu (tritik, plangi ou shibori, pour ne nommer que ces techniques). Le tissu peut ensuite être teint.

Teinture synthétique : Teinture dont le colorant a été fabriqué. Certains composés produits synthétiquement (comme l'indigo dans le cas des jeans) sont identiques à ceux trouvés à l'état naturel.

Textile : Le textile, qu'on appelle aussi « tissu » ou « étoffe », est un générique désignant l'objet, d'une structure bidimensionnelle, obtenu par l'entrecroisement de brins ou de fils longs, minces et souples.

Tissage : Procédé de fabrication du tissu basé sur l'entrecroisement de fils de chaîne et de fils de trame à angles droits.

Tissu d'écorce : Type de textile obtenu en battant une feuille d'écorce jusqu'à ce qu'elle s'amollisse, s'amincisse et s'assouplisse.

Toile de jute : Étoffe tissée avec du jute, du chanvre ou du lin, qui se caractérise par sa texture solide et grossière. On l'utilise souvent pour fabriquer des sacs ou pour renforcer le linoléum.

Toison : Fibre brute habituellement tondue d'un animal produisant de la laine, comme le mouton ou l'alpaga. Après avoir été nettoyée, la toison est cardée ou peignée, puis foulée pour faire du feutre ou filée pour faire un fil.

Torsadage : Technique de vannerie qui consiste à enrouler des brins flexibles autour de faisceaux de paille pour fabriquer un tapis ou un contenant.

Torsade : Terme renvoyant au sens dans lequel un fil est filé. La filature vers la gauche donne un filé en « Z », alors que celle vers la droite apporte un filé en « S ».

Trame : Série de fils entrecroisés avec les fils de chaîne, un à un, pour former une structure tissée.

Trame partielle : Trame supplémentaire qui ne traverse pas entièrement le tissu, mais est incorporée à la main là où elle doit apparaître dans le motif.

Trame supplémentaire : La trame supplémentaire consiste à laisser les fils de trame supplémentaires, ou la trame flottante, créer un motif sur l'armure de fond sans perturber la structure du tissage. Ce procédé réalisé à l'aide d'un métier est appelé « brochage ». La couleur de la trame décorative peut changer à chaque rangée, entraînant une variété de couleurs dans le dessin. Le brocart est un type de tissage basé sur la trame supplémentaire.

Tressage : Technique consistant à combiner plusieurs brins en un seul, plus gros et plus solide, dans un ordre régulier qui dessine un motif.

Tressage : Technique de vannerie consistant à entrecroiser des brins pour former une tresse ou un tapis.

Tricot : Entrelacement de fils dans une série de boucles interreliées. Le tricot est une structure unique, où seul un fil est utilisé à la fois.

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