CréationsLes matériaux bruts : les fibres protéiquesLes matériaux bruts : les fibres cellulosiquesLes matériaux bruts : les fibres synthétiquesDes textiles sans fils : les tissus de feutre et d’écorceLa fabrication du fil : le peignage, le cardage et la filatureLa colorationFabriquer des textiles sans tissage : le tressage, le tricot et le nouageLa dentelleFabriquer des textiles avec un métier à tisserVêtir le mondeRassembler les morceaux : les appliqués et le piquéLa broderieLes imprimésLa teinture par réserve : le batik, le plangi et l’ikatLa fabrication de paniers

chemise (huipil)

La cellulose, qui compte parmi les principaux éléments des végétaux, convient à la fabrication de textiles sous de nombreuses formes. Les fibres cellulosiques proviennent de plusieurs sources :

  • le duvet enveloppant certains fruits et graines, comme le coton, le kapok et l’asclépiade
  • les tiges dites « fibres libériennes », comme le lin, l’ortie, le chanvre, le jute et la ramie
  • les fibres de feuilles, comme le sisal, le yucca, le raphia et la fibre d’ananas
  • les fibres d’écorce, comme celles produites par le mûrier à papier.

Le cotonnier est une plante du genre Gossypium appartenant à la famille des Malvacées. On le cultivait déjà dans les Amériques il y a au moins 4 500 ans. En mûrissant, la gousse de la plante se fend, laissant entrevoir une capsule de fibres blanches ou colorées. Ces fibres brutes s’entortillent et s’entrecroisent naturellement, facilitant leur tournoiement en fil.





D’où ce textile provient-il?

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Les matériaux bruts : les fibres cellulosiques

chemise (huipil)
Amérique centrale : Guatemala, Chimaltenango, Comalapa, Maya Cakchiquel
1960 -1970, milieu du XXe siècle
Coton tissé avec un motif de trame supplémentaire
56 cm x 92 cm
Don d’Evelyn Liesner
T99.38.1 Textile Museum of Canada



Les femmes guatémaltèques d’origine maya portent des huipils comme celui-ci, avec une ceinture et sur une jupe. Ce costume traditionnel ressemble beaucoup à la tenue des Mayas anciens, illustrée sur les céramiques ainsi que sur les fresques et les peintures de la période classique (de 250 à 950 apr. J.-C.). Les deux rangées d’animaux tissées en coton représentent des opossums, alors que les courbes en « S » les traversant évoquent des serpents.

Face à la pollution environnementale causée par la teinture et la fabrication du coton, des chercheurs s’efforcent de trouver des méthodes de production biologiques. Le coton « Foxfire » est un exemple de nouveau cultivar. On l’a mis au point aux É.-U. à partir de variétés patrimoniales naturellement rouges, vertes et brunes.






À vous de jouer
Testez et enrichissez votre connaissance des textiles. Choisissez une aventure parmi les quatre proposées.


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