PontsLa perleLe couvre-lit à duite de dessusLe castorDes vieux pays au nouveau mondeAir de fêteLe dessin cachemireL’arbre de vieLe cauriLe patoluLa route de la soieChintzMotifs improvisésBleu nuitLe tapis orientalVêtement de combat

veste

Jusqu’à la fin du XVe siècle, les Perses et les Arabes contrôlaient le commerce des épices. Or, les principales royautés européennes souhaitaient plus que tout des épices comme le poivre, la muscade et le clou de girofle, mais leurs pièces d’or ne suscitaient aucune envie chez les pays producteurs de l’Asie du Sud-Est. Cependant, les Portugais, les Anglais et les Hollandais se sont aperçus que leur or pouvait servir à acheter des cotons indiens peints et imprimés qui, eux, avaient une valeur d’échange contre les épices. Ils se sont aussi rendu compte que les cotons indiens aux couleurs ardentes étaient très prisés chez eux, en Europe, où, à cette époque, les tentatives pour teindre les cotons de façon permanente avaient échoué. Les fabricants de textiles indiens utilisaient des sels métalliques comme mordants (du verbe « mordre ») pour fixer les teintures naturelles sur le tissu. Ils réussissaient ainsi à produire des cotons bon teint aux couleurs éclatantes, avant l’invention, au milieu du XIXe siècle, des teintures chimiques en Europe.





D’où ce textile provient-il?

Prévisualisation de la carte du monde

Chintz

veste
Europe : Europe de l'Ouest, Pays-Bas, Zaanstreek
1775 - 1780, fin du XVIIIe siècle
Coton de la côte de Coromandel (Inde), peint et teint, doublure de lin
52 cm x 97 cm
Don du Dr. Howard Gorman
T92.0318 Textile Museum of Canada



La coupe de cette petite veste est typique du style en vogue en Europe du Nord, au XVIIIe siècle. La doublure comme la surface sont composées de fragments de tissus, ce qui laisse supposer que ce vêtement a été fabriqué à partir d’un autre, plus ancien. La doublure intérieure est faite en lin, sans doute de fabrication hollandaise, alors que le tissu de surface vient de l’Inde.

C’est en Inde que, au fil des siècles, s’est perfectionné l’art de la coloration à partir de deux des plus importantes teintures naturelles au monde – les feuilles d’indigo pour les tons de bleu et les racines de garance pour les tons de rouge. Les découvertes archéologiques des ruines de Mohenjo Daro, au Pakistan, ont permis de dater l’utilisation des teintures naturelles de la vallée de l’Indus à au moins 1750 av. J.-C.






À vous de jouer
Testez et enrichissez votre connaissance des textiles. Choisissez une aventure parmi les quatre proposées.


Créez une mola Teignez avec des plantes Découvrez un tapis magique Savoir-faire animal